En raison du confinement lié à la pandémie de COVID-19, la concertation préalable, initialement prévue entre le 16 octobre et le 22 novembre 2020 est prolongée jusqu’au 29 janvier 2021. Les nouvelles dates des temps de concertation sont communiquées dans la rubrique « Concertation préalable ».

Concertation
préalable
PAPI Madon

Pourquoi un PAPI ?

Il n’est pas exagéré de dire que les crues récurrentes du Madon provoquent des atteintes importantes aux personnes, aux biens et aux intérêts publics et privés. L’année 2006 a encore rappelé la réalité du risque inondation sur ce bassin. Le bassin versant du Madon possède d’ailleurs sur son périmètre un Territoire à Risque important d’Inondation (TRI) : le TRI de Pont-Saint-Vincent (Arrêté SGAR n°214-56 du 5 mars 2014). L’EPTB Meurthe-Madon s’engage dans une démarche PAPI afin de définir une politique globale, pensée à l’échelle du bassin de risque.

L’Établissement Public Territorial de Bassin (EPTB) Meurthe-Madon est un établissement créé en 2011 par les conseils généraux de Meurthe-et-Moselle et des Vosges. Son rôle est de définir, structurer et animer une stratégie globale de prévention des inondations sur son territoire. Son périmètre d’action couvre le bassin versant de la Meurthe (293 communes, 505 000 habitants) et le bassin versant du Madon (167 communes, 65 000 habitants), ceci jusqu’à la confluence avec la Moselle. 

Les Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) visent à réduire les conséquences des inondations sur les territoires (santé humaine, biens, activités économiques, environnement). Outil de contractualisation entre l’État et les collectivités, le PAPI permet la mise en œuvre d’une politique globale de gestion des inondations, pensée à l’échelle du bassin de risque. 

Le Madon en crue à la confluence avec la Moselle (Pont-Saint-Vincent) ©4vents/CD54
Le Madon en crue à la confluence avec la Moselle (Pont-Saint-Vincent) ©4vents/CD54

L’EPTB Meurthe-Madon s’est engagé dès 2011 dans une démarche d’élaboration d’un projet global de lutte contre les inondations et de restauration des milieux aquatiques sur le bassin du Madon, qui s’est traduite par la labellisation d’un premier Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) en 2018. Cette contractualisation PAPI permet à l’EPTB depuis avril 2019 de mener l’ensemble des actions prévues au programme et de bénéficier de fonds européens (FEDER), d’un soutien de l’État (fonds Barnier), d’aides de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et de la Région Grand-Est.

Les premières études, notamment l’étude globale réalisée en 2014-2016 (diagnostic physique du Madon, modélisation hydraulique) ont mis en évidence une forme de bassin versant propice à l’occurrence de crues relativement rapides et concentrées et des enjeux inondables répartis dans toute la vallée. Les crues courantes (une chance sur 5 d’arrivé chaque année) engendrent d’ores et déjà des dommages : habitations, entreprises (commerces, industries), établissements recevant du public (écoles, mairies). 

La modélisation menée a montré que le risque inondation ne peut être traité de façon optimale et durable sur ce bassin versant qu’en redonnant au cours d’eau ses fonctionnalités naturelles. 

Le PAPI Madon devra allier des actions de prévention des inondations et des actions pour la reconquête du milieu naturel.

Dans cette perspective, un programme d’actions a été validé par l’EPTB et le Comité de Pilotage de la démarche PAPI en 2016. Il fixe les grandes orientations de la stratégie de gestion et de prévention des inondations, identifie les types d’aménagements (zone d’expansion des crues, reméandrage du Madon, arasement de seuils en rivière, protections locales, etc.) à mettre en œuvre et leur localisation.

Crue de 2006 : Le Madon à Mirecourt ©Mairie de Mirecourt

La stratégie de l’EPTB est déclinée, au travers de la démarche PAPI, autour de 8 axes d’intervention :

Axe 1 : Amélioration de la connaissance et de la conscience du risque

Axe 2 : Surveillance, prévision des crues et des inondations

Axe 3 : Alerte et gestion de crise

Axe 4 : Prise en compte du risque inondation dans l’urbanisme

Axe 5 : Actions de réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens

Axe 6 : Ralentissements des écoulements

Axe 7 : Gestion des ouvrages de protection hydraulique

Axe 8 : Reconquête de l’état hydromorphologique des cours d’eau

Les aménagements envisagés

A ce stade de définition du projet, le PAPI Madon se divise en 6 opérations liées à différentes actions de la démarche PAPI. Chacune de ces opérations fera l’objet d’un atelier de travail organisé dans le cadre de la concertation préalable.

La concertation préalable

Objectifs de la concertation

Organisée du 16 octobre au 29 janvier 2021, cette concertation doit permettre : 

  • D’informer sur le projet (objectif, caractéristiques, avancée des études, etc.)
  • D’organiser le partage d’informations et l’écoute des avis exprimés
  • De débattre des conditions de réalisation du projet
  • De recueillir des propositions d’adaptation du projet
  • De faire connaître les décisions prises sur le projet

 

Périmètre de la concertation

Le périmètre de la concertation s’étend au bassin versant du Madon.

Outils d’information du public

  • L’annonce de la concertation : avis en ligne, dans la presse locale et en mairies des 167 communes du bassin versant du Madon
  • Le dossier de concertation
  • Le site internet dédié à la concertation

 

Temps de concertation

  • 6 ateliers locaux dédiés aux opérations d’aménagement envisagées dans le cadre du projet :
    • Atelier n°1 relatif à l’opération de Pierreville – déjà réalisé
    • Atelier n°2 relatif à l’opération de reméandrage du Madon entre Lerrain et Escles – déjà réalisé
    • Atelier n°3 relatif à l’opération de création d’un chenal de crue et d’une digue à Mirecourt : le 16 janvier 2021 à 10h00 à l’Espace Flambeau, avenue Duchêne à Mirecourt
    • Atelier n°4 relatif à l’opération de réalisation d’une zone de ralentissement dynamique de crue sur le secteur d’Hymont, Maroncourt, Valleroy-aux-Saules et Velotte-et-Tatignécourt : le 14 janvier 2021 à 15h00 à la salle des fêtes, rue de la Grande Rangée à Hymont
    • Atelier n°5 relatif à l’opération d’aménagement des seuils situés dans le Madon entre les communes de Ceintrey et de Voinémont : le 23 janvier 2021 à 10h00 à la salle polyvalente, 3 Rue de l’Abbé Collet à Voinémont
    • Atelier n°6 relatif à l’opération de réalisation d’annexes hydrauliques sur la commune de Vaudeville en amont d’Haroué : le 20 janvier 2021 à 14h30 à la salle polyvalente, Place du Colonel Caye à Haroué
  • 1 réunion de travail du Panel citoyen mis en place dans le cadre de la concertation,
    • Le 23 janvier 2021 à 14h00, pour présenter le projet, les conclusions des ateliers locaux et formaliser un avis
  • 1 temps public de présentation et d’échange, associant les acteurs du territoire et le grand public. 
    • Le 29 janvier 2021 à 14h00 à l’Espace Flambeau, avenue Duchêne à Mirecourt

Modalités de participation

  • Via un formulaire de contribution sur le site internet de la concertation
  • Dans des registres papier mis à disposition du public dans les mairies des communes directement concernées par les projets d’aménagement (liste ci-dessus)
  • Lors des temps de concertation (ateliers, forum)

Les documents à télécharger

Dossier de concertation

Avis du panel citoyen

Comptes rendus des temps de concertation

Compte rendu

Atelier de Hymont (opération 1)

Compte rendu

Atelier de Lerrain (opération 3)

Compte rendu

Atelier de Mirecourt (opération 4)

Compte rendu

Atelier de Haroué (opération 5)

Compte rendu

Atelier de Voinémont (opération 6)

Compte rendu

Atelier de Pierreville (opération 7.10)

Contribuez

Nous vous invitons à remplir le formulaire ci-après. Votre contribution sera visible par tous les internautes visiteurs du site, après modération (consultez la charte de modération). 

Le formulaire n’est plus disponible.

FAQ

Contributions

Dominique JOLIOT

Bonjour,
je viens d’assister à la présentation du samedi 16/01/2021 sur l’aménagement d’une ZRDC en rive droite du Madon sur Mirecourt, au niveau de la rue du Breuil.
Les différentes présentations vidéos et la documentation fournie sont explicites et
les précisions apportées par les intervenants (membres de l’EBTP, du PAPI Meurthe Madon , du bureau d’études ARTELIA et élus locaux) aux questions formulées lors du débat m’ont aidé à mieux appréhender les enjeux ainsi que les bénéfices/risques liés à ce projet.
Parmi les 3 versions proposées de l’avant projet, la version mixte (la 3ième présentée) me parait la plus aboutie, car elle permet à la fois de garder une partie de la prairie pour son exploitation agricole (en amont), tout en aménageant une zone de préservation du milieu naturel (en aval), pouvant servir de zone pédagogique de découverte de la biodiversité.
Le principal point “négatif” que j’ai identifié lors de ces échanges est le délai de mise en oeuvre effective de cet aménagement.
En effet, la concrétisation des travaux prévus ne pourrait se faire avant 2023, du fait principalement d’une durée de “15 à 18 mois d”instruction du dossier” par les services idoines de la préfecture, avant la délivrance de l’autorisation préfectorale permettant le démarrage des travaux.
Compte tenu des enjeux et des risques potentiels (qu’ils soient financiers, mobiliers, immobiliers et psychologiques) auxquels sont exposés les riverains de Mirecourt concernés par les crues et inondations du Madon, ce délai ne me parait pas en adéquation avec l’urgence de la situation.
Bien cordialement.

Nous vous remercions de votre contribution et de votre implication dans la concertation.

Jean-Charles MIGEON

Bonjour, je remercie l’EPTB pour la réunion de concertation de samedi 15 janvier à Mirecourt. L’étude avec l’assistance d’ARTELIA apparaît globale et consolidée .Les données écologiques, altimetrique et climatiques sont prises en compte et cela inspire confiance. Les études de détails sont à finaliser et nous espérons que le dialogue avec les populations (et pas seulement les élus ) sera prolongé. Les travaux prévus à Mirecourt et en amont sont vitaux pour nous .Aussi,une réalisation en 2023 serait un grand soulagement . Merci aux responsables de ce projet pour leur sérieux et leur implication.
Jean-Charles Migeon
12Bis Quai le Breuil
88500 MIRECOURT

Nous vous remercions de votre contribution et de votre implication dans la concertation.

Questions

bonjour, il est prévu une réunion à Voinémont le 12 novembre. est-ce que je peux y assister merci de votre réponse cordialement

Bonjour,
Nous vous remercions pour votre question.
Les ateliers locaux organisés dans le cadre de la concertation préalable sont ouverts à tous.
Celui de Voinémont sera consacré à l’opération n°6 du PAPI Madon (arasement des seuils de Ceintrey-Voinémont).
Cependant, en raison du confinement lié à la pandémie de COVID-19, les temps d’échanges initialement prévus en présentiel sont suspendus. Les nouvelles dates seront communiquées dès que possible.
Cordialement,
EPTB Meurthe-Madon

Agriculteur à Pont Saint Vincent, j'ai des pâtures de plus en plus grignotées par le Madon. Il y a t'il quelque chose de prévu pour y remédier. Merci pour votre réponse.

Le projet du PAPI Madon ne prévoit pas de travaux sur le secteur de Pont-Saint-Vincent et il n’aura pas d’impact sur les phénomènes d’érosion de berges que vous évoquez. Nous vous invitons à prendre contact avec la Communauté de Communes Moselle et Madon qui exerce la compétence « gestion des eaux et des milieux aquatiques » sur ce secteur.

bonjour que comptez vous faire pour Xirocourt afin d'éviter des inondations dans les maisons situées proche du Madon ?

La commune de Xirocourt fait effectivement partie des communes régulièrement impactées par les inondations. Le programme d’actions sur le Madon concerne l’ensemble du bassin versant du Madon, y compris la commune de Xirocourt.

 

Ce programme d’actions se décompose en 2 PAPI (Programmes d’Actions de Prévention des Inondations) dont le premier est en cours et fait l’objet de la concertation actuelle. Ce 1er PAPI intègre une opération clef : la réalisation d’une zone de ralentissement dynamique des crues (ZRDC) en amont de Mirecourt, sur le secteur des communes de Maroncourt, Valleroy aux Saules, Hymont et Velotte-et-Tatignécourt. Cette ZRDC va permettre un abaissement de la ligne d’eau en période de crues d’une vingtaine de centimètres environ à hauteur de Xirocourt (pour une crue centennale).

 

Cet aménagement ne permettra toutefois pas de préserver les habitations pour les plus fortes crues. C’est pourquoi nous allons mener prochainement (2022 a priori) une étude sur le ruisseau de Forêt (ou appelé également ruisseau de Cornapré) afin de proposer des aménagements qui permettent à la fois de se protéger du Madon mais permettant aussi l’évacuation des eaux de ce ruisseau. Les travaux correspondants seront intégrés au 2ème PAPI.

 

Enfin, afin de parfaire la protection et ainsi améliorer la protection des personnes et des biens, l’EPTB propose pour les habitations situées en zone inondable un diagnostic de vulnérabilité. Ce diagnostic est entièrement gratuit et préconise un certain nombre d’aménagements au sein de l’habitation qui permettent de limiter les dégâts en cas de crue. Les éventuels travaux correspondants peuvent-être financés à hauteur de 80% jusqu’en 2024. Pour bénéficier de ce diagnostic, il suffit de nous joindre soit par mail (contact@eptb-meurthemadon.fr) , soit par téléphone au 03-83-94-55-01.

Bonjour. Pourquoi n'avoir pas prévu de dévier le ruisseau venant de Villers? Il se jette dans le madon en amont du pont de la déviation, provoquant l'arasement du pied du pont. Auparavant il se jetait en amont, la déviation a supprimé son lit initial. Une simple buse de 3m de diamètre sous cette déviation, à l'emplacement de son lit initial, limiterait ses dégâts en évitant également l'effet de remous, ralentissement du passage et l'afflux supplémentaire d'eau, cette déviation fait office de barrage désormais avec un pont sous dimensionné.

Effectivement le ruisseau venant de Villers (le ruisseau de Talencourt) se jette dans le Madon à l’amont du pont. Il participe à l’érosion au droit de la fondation (palplanche) de la pile du pont mais de façon très limitée au regard des débits et hauteurs d’eau du Madon. 

Le ruisseau de Talencourt possède un petit bassin versant (moins de 4 km²) et génère un apport très faible, en situation de crue au regard des débits dans le Madon. La déviation du ruisseau n’apporterait aucun gain significatif sur les lignes d’eau.

Les études précédentes ont de plus souligné l’impossibilité de créer une nouvelle arche au pont pour faire passer plus d’eau. En effet, la réalisation d’une buse sous la déviation impliquerait des modifications également sur l’arasement du remblai présent en rive droite en aval de la déviation. Au-delà des coûts générés par cette hypothèse, la qualité des sols en place ne permet pas d’envisager cette solution.

Enfin, plusieurs études ont montré que l’ouverture sous le pont était suffisamment dimensionnée pour laisser passer une crue centennale. Cependant, ce tirant d’air ne peut être mobilisé à 100% car le Madon ne s’écoule pas dans l’axe du pont, ce qui génère une légère surinondation dans la traversée de Mirecourt lors des très fortes crues. Le décaissement avec chenal prévu dans le cadre du PAPI permettra aux écoulements de s’écouler par la totalité de l’ouverture du pont. Ainsi, le décaissement de la prairie rue du Breuil couplé à la ZRDC permettra à la fois une diminution de la hauteur d’eau significative lors de la crue centennale mais également une diminution de la fréquence des inondations des habitations pour les crues inférieures à la centennale.

Bonjour. Ma remarque concerne le projet Papi Madon, plus particulièrement l'opération 4 (sur la commune de Mirecourt) page 21 du fascicule mis en ligne.Pourquoi n'est il pas envisagé d'implanter le projet sur la partie aval de la RD 166, entre la RD 166, et la station d'épuration, ce qui pourrait avoir comme avantage d'agrandir l'aire d'épandage de l'eau en cas de crue et d'éviter un épandage de l'eau près des habitations situées rue du breuil. Je crois que la surface est bien plus importante et permettrait au moins de doubler le volume d'eau retenu.La solution a t elle été étudiée ? Si oui quelles sont les motifs qui ont conduit à rejeter cette hypothèse ? Patrice F, 247 rue de Mazirot, 88500 Mirecourt

L’avantage de réaliser l’opération rue du Breuil est que nous sommes en amont du pont de la RD166 qui produit une rehausse de la ligne l’eau importante en crue. L’action est plus efficace à cet emplacement pour la protection des habitations de Mirecourt et de son centre urbain. 

La solution de créer une zone d’expansion en aval du pont a effectivement été étudiée lors des études préalables au PAPI. Il en est ressorti une efficacité limitée tant pour la protection de Mirecourt que pour les populations impactées par les inondations situées en aval. La seule opération qui aurait pu s’avérer efficace aurait consisté à décaisser le remblai situé juste à l’aval du pont en rive droite. Cependant, le coût d’une telle opération n’est pas proportionné au bénéfice qu’il génère.

Bonjour,
Habitant de Mattaincourt, je me promène souvent le long de la rive droite du Madon entre Mattaincourt et Mirecourt, au pied de la colline boisée du Haut de Chaumont. Ces dernières années les arbres sur les rives ont été fragilisés par les modifications climatiques et menacent ou entravent déjà la circulation de la rivière. Gare aux embâcles à la prochaine crue.

Le Madon présente des embâcles, c’est-à-dire de l’accumulation de végétation morte (branches, troncs, …) dans son lit. Ces embâcles peuvent accentuer l’érosion de berge, contraindre les écoulements et contribuer à l’inondabilité des terrains. Néanmoins, l’impact des embâcles est principalement avéré pour des crues modérées et reste localisé.  

Le PAPI Madon a pour objectif de protéger la population, notamment à travers l’aménagement de la ZRDC, pour des crues allant jusqu’à la centennale pour lesquelles l’impact des embâcles est mineur. 

Les embâcles ont aussi un rôle important pour l’écologie du cours d’eau puisqu’ils forment des zones d’habitats, de reproduction et de fourrage pour la faune et la flore et qu’ils permettent de diversifier les écoulements des cours d’eau. 

Le Madon étant un cours d’eau non domanial, l’entretien de la végétation rivulaire, qui permet la prévention d’une importante partie des embâcles, doit être effectuée par les propriétaires des parcelles riveraines du Madon. Cependant, un manque d’entretien de cette végétation est à noter sur les dernières décennies. C’est pourquoi, l’EPTB Meurthe-Madon a prévu des actions de prévention et gestion des embâcles sur les territoires des communautés de communes qui lui ont transféré ou délégué la compétence GEMA (Gestion des Milieux Aquatiques). Ces actions viseront à traiter ces embâcles à l’amont des zones sensibles telles que les zones urbaines ainsi qu’à traiter, de manière très sélective pour préserver l’état écologique des milieux, les arbres morts ou âgés du Madon afin de limiter les risques de chutes et de favoriser leur régénération.

Peut-être serait-il temps de pénaliser les propriétaires des bords du Madon si l'entretien n'est pas effectué ! Voir entre Mattaincourt et Marainville sur Madon...et ailleurs...
Avant de créer des labels, pourquoi ne commence t'on pas à nettoyer les berges ?

Le Madon présente des embâcles, c’est-à-dire de l’accumulation de végétation morte (branches, troncs, …) dans son lit. Ces embâcles peuvent accentuer l’érosion de berge, contraindre les écoulements et contribuer à l’inondabilité des terrains. Néanmoins, l’impact des embâcles est principalement avéré pour des crues modérées et reste localisé.  

Le PAPI Madon a pour objectif de protéger la population, notamment à travers l’aménagement de la ZRDC, pour des crues allant jusqu’à la centennale pour lesquelles l’impact des embâcles est mineur. 

Les embâcles ont aussi un rôle important pour l’écologie du cours d’eau puisqu’ils forment des zones d’habitats, de reproduction et de fourrage pour la faune et la flore et qu’ils permettent de diversifier les écoulements des cours d’eau. 

Le Madon étant un cours d’eau non domanial, l’entretien de la végétation rivulaire, qui permet la prévention d’une importante partie des embâcles, doit être effectuée par les propriétaires des parcelles riveraines du Madon. Cependant, un manque d’entretien de cette végétation est à noter sur les dernières décennies. C’est pourquoi, l’EPTB Meurthe-Madon a prévu des actions de prévention et gestion des embâcles sur les territoires des communautés de communes qui lui ont transféré ou délégué la compétence GEMA (Gestion des Milieux Aquatiques). Ces actions viseront à traiter ces embâcles à l’amont des zones sensibles telles que les zones urbaines ainsi qu’à traiter, de manière très sélective pour préserver l’état écologique des milieux, les arbres morts ou âgés du Madon afin de limiter les risques de chutes et de favoriser leur régénération.

L’EPTB n’a aucun pouvoir de police, il ne lui appartient pas de pénaliser les personnes concernées. Par contre, parmi les actions envisagées, il est prévu d’organiser des sessions de formation à destination des propriétaires et exploitants de parcelles longeant les cours d’eau. Ceci afin que l’entretien soit réalisé dans les règles de l’art, de façon respectueuse de l’environnement et permettant de limiter la création d’embâcles.

Il faudrait prévoir de nettoyer et d entretenir les abords du maison, et ce n' est pas aux habitants de faire cela, présence entre autres d arbres, branches.
Et il serait temps d arrêter de faire des dossiers et des dossiers qui durent depuis 10 ans, il fait passer aux actes. Cette thématique est noyée entre réunions et dossiers etc.
Et je constate un tableau avec certaines communes, et pourquoi ne pas agir pour toutes les communes concernées, exemple gerbecourt et haplemont ......

Le Madon présente des embâcles, c’est-à-dire de l’accumulation de végétation morte (branches, troncs, …) dans son lit. Ces embâcles peuvent accentuer l’érosion de berge, contraindre les écoulements et contribuer à l’inondabilité des terrains. Néanmoins, l’impact des embâcles est principalement avéré pour des crues modérées et reste localisé.  

Le PAPI Madon a pour objectif de protéger la population, notamment à travers l’aménagement de la ZRDC, pour des crues allant jusqu’à la centennale pour lesquelles l’impact des embâcles est mineur. 

Les embâcles ont aussi un rôle important pour l’écologie du cours d’eau puisqu’ils forment des zones d’habitats, de reproduction et de fourrage pour la faune et la flore et qu’ils permettent de diversifier les écoulements des cours d’eau. 

Le Madon étant un cours d’eau non domanial, l’entretien de la végétation rivulaire, qui permet la prévention d’une importante partie des embâcles, doit être effectuée par les propriétaires des parcelles riveraines du Madon. Cependant, un manque d’entretien de cette végétation est à noter sur les dernières décennies. C’est pourquoi, l’EPTB Meurthe-Madon a prévu des actions de prévention et gestion des embâcles sur les territoires des communautés de communes qui lui ont transféré ou délégué la compétence GEMA (Gestion des Milieux Aquatiques). Ces actions viseront à traiter ces embâcles à l’amont des zones sensibles telles que les zones urbaines ainsi qu’à traiter, de manière très sélective pour préserver l’état écologique des milieux, les arbres morts ou âgés du Madon afin de limiter les risques de chutes et de favoriser leur régénération.

Le PAPI Madon inclue une opération « clef » : la zone de ralentissement dynamique de crues (ZRDC) qui sera située juste à l’amont de Mirecourt, sur les communes de Maroncourt, Velotte-et-Tatignécourt, Valleroy aux Saules et Hymont. Cet ouvrage va permettre d’abaisser la ligne d’eau en crue pour l’ensemble des communes situées en aval, y compris à Gerbécourt et Haplemont.

Par ailleurs, l’élaboration d’un PAPI doit répondre à certaines règles. En particulier, l’analyse « coûts – bénéfices » doit être positive. Autrement dit, le coût des aménagements doit être inférieur au montant des dégâts générés par une crue. C’est pourquoi il n’est pas possible et pas forcément souhaitable, de réaliser des aménagements pour l’ensemble des communes riveraines du Madon.

Toutefois, l’EPTB propose gratuitement et sur simple demande un diagnostic de vulnérabilité pour tous les bâtiments concernés par les inondations. Ceci pour toutes les communes du bassin versant du Madon. Ces diagnostics permettent de faire un bilan des enjeux exposés aux inondations et de proposer des aménagements, voire des travaux à réaliser pour protéger les maisons des inondations. Ces aménagements ou travaux peuvent bénéficier de 80% de subvention par l’Etat si ceux-ci sont réalisés avant 2024.

Pour plus de renseignements sur ces diagnostics, rendez-vous sur le site internet de l’EPTB :

http://www.eptb-meurthemadon.fr/ ou au 03-83-94-55-01.

Dans ce projet avez vous pris en compte l'écoulement des eaux d'assainissements et de ruissellements venant du village de Valleroy aux Saules ?
La saturation du bassin de rétention ne risque t'elle pas d'entrainer un ralentissement important à l'évacuation des eaux venant du Village ? Si oui est-il possible d'envisager de faire en mème le projet d'assainissement du village ?

L’EPTB n’a pas la compétence Assainissement, ce volet relève de la commune. Toutefois, dans le cadre partenarial entre l’EPTB et la commune, les aménagements prévus au PAPI pourraient permettre d’avancer sur ce dossier.

La zone de sur-inondation créée par la zone de ralentissement dynamique n’est présente que jusqu’à 300 à 400 m à l’aval des habitations de Valleroy-aux-Saules les plus proches du Madon. Il n’y a donc pas de sur-inondation à ce niveau. 

En situation actuelle, l’affluent est en limite de la zone inondable. En situation aménagée il sera perturbé dans ses écoulements seulement dans sa partie aval. L’évacuation des eaux ne sera donc pas impactée en état aménagé.

Habitant Valleroy aux saules route de Maroncourt, lors des crues, l'eau arrive à environ 100 mètres de mon habitation (dénivelé + ou - 10 cm) sans jamais avoir été inondé. Est-ce que suite a la réalisation de la digue prévue sur Hymont et donc une éventuelle montée du niveau d'eau, le préjudice que je pourrai subir sera pris en compte en terme d'indemnisation et qu’adviendra-t-il de la valeur vénale de mon habitation fruit du travail de toute une carrière ????

Les études des aménagements projetés de l’opération 1 du PAPI Madon ont déterminé que l’influence amont de l’ouvrage s’arrête globalement à 300 mètres des lotissements de Valleroy-aux-Saules en partie nord. La route de Maroncourt (RD4a) est à plus de 500 mètres de la fin de la zone d’influence. Il n’y a donc pas de hausse du niveau d’eau au niveau de la route de Maroncourt par rapport à la situation actuelle.

De plus en état actuel, la différence d’altitude entre la cote de crue centennale et les premiers enjeux au niveau de la route de Maroncourt (RD4a) et de 70 à 80 cm.

Jeune installé sur une exploitation agricole de la commune de Maroncourt et exploitant directement 40Ha concernés par le projet dont la parcelle d'implantation de la digue, qu'elles sont les prises en charges prévues concernant les difficultés d'accès, les pertes de récolte, ainsi que de potentiel des surfaces : terrain submergé par l'eau plus fréquemment et plus longuement (écoulement de l'eau moins rapide) ?
L'intérêt public peut être évident, il n'en reste pas moins inacceptable de ne pas prendre en compte les dégradations occasionnées à notre outil de travail !

L’accès aux parcelles se situant en aval de l’ouvrage pourra se faire grâce à la mise en place de rampes sur l’ouvrage pour garantir une continuité d’exploitation agricole. 

Pour les parcelles situées en amont, en cas de fonctionnement de l’ouvrage hydraulique, les durées supplémentaires de submersion, les zones inondées et sur-inondées, les hauteurs de sur-inondation seront connues pour diverses typologies de crues (de la crue de début de fonctionnement jusqu’à la crue centennale). Ces données hydrauliques ainsi que la période de l’année à laquelle survient la crue permettront, suivant un barème d’indemnisation établit en concertation avec les chambres d’agriculture de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, de compenser les éventuelles pertes d’exploitation. Cette indemnisation interviendra uniquement en cas de surinondation des parcelles, autrement dit uniquement si l’ouvrage entre en fonctionnement. 

En plus de cette indemnisation intervenant à chaque fonctionnement de l’ouvrage, une indemnisation unique sera versée au propriétaire de la parcelle pour compenser la perte de valeur de celle-ci. 

Bonjour,
Nous avons relevé les hauteurs d'eau avec un échosondeur mercredi 27 janvier 2021 à partir du seuil jusqu'à environ 3km. Au niveau du poste PMR il y 2m d'eau, il apparait un seuil naturel près de la frayère de Voinémont car nous avons relevé une hauteur de 1m. 800m plus haut, nous avons un 2é seuil car le niveau est de 1,30m. Si vous descendez le seuil de 1,50 comme prévu il est fort possible qu'il n'y ai plus plus d'eau après ces seuils. Nous ne savons pas jusqu'ou le niveau va baisser. Une solution intermédiaire pourrait peut être envisagée c'est à dire mettre des batardeaux et abaisser un peu moins le seuil. Nous sommes à votre disposition pour vous donner d'autres précisions. 
Cordialement

L’abaissement de 1.5 m du seuil n’implique pas un abaissement de 1.5 m de la ligne d’eau sur toute la zone d’influence du seuil. 

Le Madon étant un cours d’eau, l’absence d’eau semble très peu probable hors étiage exceptionnel. En revanche, la lame d’eau sera en effet moins haute et les écoulements seront davantage dynamiques que lentiques. Le cours d’eau se rééquilibrera petit à petit selon une dynamique naturelle. Bien que cela soit complexe à modéliser finement, il est probable qu’une alternance de faciès d’écoulements de type plats courants/mouilles se mette en place. 

La présence actuelle de seuils « naturels » / atterrissements est renforcée par l’effet plan d’eau du Madon à cet endroit, qui atténue la vitesse des écoulements et provoque un dépôt de sédiments plus important. En outre, il semblerait que certains « seuils » présents sur le linéaire en amont de Voinémont ont par le passé été utilisés comme passage à gué et donc très vraisemblablement été aménagés par l’homme.

La proposition de mettre en place une solution manœuvrable de type batardeau a été écartée par l’EPTB pour des raisons de sécurité (rapidité et fiabilité des manœuvres, mêmes avec des batardeaux automatiques) et de responsabilité. L’EPTB souhaite trouver des solutions en collaboration avec l’AAPPMA et la Fédération de Pêche quant aux modifications des pratiques de pêche à l’amont des seuils.